Westworld : l’intelligence artificielle du Far-West

 

 

WESTWORLD

Synopsis :

Vous souhaitez revivre les frissons de la conquête de l’Ouest ? Partir à la chasse aux bandits ? Enfiler des shots de whisky dans le saloon du coin ? Westworld vous attend de pied ferme. Ce parc à conception futuriste vous permettra de vous immerger dans l’époque des cowboys et d’assouvir tous vos fantasmes. D’innombrables quêtes sont disponibles pour vous permettre de parcourir de long en large le parc : suivez le Shérif et vous partirez vous frotter aux malfrats dans les montagnes, ou sauvez un vieillard et il vous emmènera à la chasse aux trésors. C’est grâce à des « androïdes » autrement appelés « hôtes », strictement identiques aux humains (que ce soit visuellement ou gestuellement parlant) que votre aventure gagne en réalisme.
A première vue, ce parc semble être une excitante expérience sans danger (évidemment réservée aux plus fortunés, les arrivants ne peuvent en aucun cas être gravement blessés), mais c’était sans compter sur l’équipe qui tire les ficelles de ce parc : suite à une mise à jour ambitieuse, certains hôtes commencent à montrer des signes de comportements suspects…

Pourquoi on vous conseille cette série ?

  • Une intrigue habilement dévoilée

    C’est le point fort de la série : l’histoire vous est intelligemment dévoilée morceau par morceau. Au début, c’est vrai, on ne comprend pas grand-chose. C’est en analysant les nouveaux éléments des épisodes suivants que les épisodes précédents font sens. A tel point que la série joue carte sur table avec vous : pratiquement tout vous est discrètement montré avant l’épisode révélateur, de quoi ravir les amateurs de théories farfelues sur le net… C’est à grand coup de « plot-twist » et scènes percutantes à la Game Of Thrones que Westworld parvient à presque littéralement nous retourner le crâne. Et on adore ça !

  • Une réflexion poussée

    Au travers d’un univers lié uniquement à la robotique à première vue, on se rend compte au fur et à mesure que l’intrigue nous amène beaucoup, beaucoup plus loin que ça. On aborde en effet la question du rapport entre l’Humain et le robot en passant par les droits alloués à ces derniers. Ultimement, c’est autour de la conscience que s’articulent les vraies problématiques de cette série. Toutes ces interrogations sont finement traitées au travers des différents protagonistes de la série et des relations qu’ils entretiennent ensemble. Avec l’évolution constante en matière de robotique, ce sont des questions que nous devrons nous aussi nous poser dans un futur proche.

  • Une production aux petits oignons

    Aux manettes, on retrouve Jonathan Nolan (co-scénariste d’Interstellar, The Dark Knight Rises ou encore la série Person Of Interest) et sa compagne Lisa Joy assistés par des acteurs époustouflants comme Anthony Hopkins ou encore Ed Harris. Grâce à l’efficace distribution d’HBO, c’est ce mélange qualitatif qui permet à Westworld de détrôner (fin jeu de mot) Game Of Thrones en matière d’audience sur la chaîne. En effet, la série a rassemblé pas moins de 12 millions de téléspectateurs chaque semaine toutes plateformes confondues face au score de 3 millions marqué par notre (maintenant) deuxième série favorite ( 😛 ), du jamais vu. Mention spéciale aux producteurs qui font vivre Westworld en dehors de la série à l’aide d’ARG (Alternate Reality Game). Il s’agit de sites web lancés par HBO dans lesquels vous saisissez des codes ou exécutez certaines actions pour récupérer des indices sur l’intrigue… Ayant vocation à remplacer Jon Snow et Daenerys, qui devront finalement rendre armes et dragons d’ici 2018, les hôtes de Westworld confirment qu’ils sont bien programmés pour prendre la relève.

Pourquoi on ne vous conseille pas cette série :

Absolument aucune raison.

Pour conclure, si vous faites partie des rares spécimens à n’avoir pas regardé la série ou pire, à ne même pas en avoir entendu parler, vous pouvez foncer les yeux grands ouverts car il vous faudra être très attentif aux détails auxquels Westworld ne laisse aucun hasard. Et souvenez-vous : « these violent delights have violent ends ».

La bande-annonce artificielle :

Sksz

Redacteur 3.1